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Documentaire animalier contre hypomanie

  • Rédactrice d'autiste et bipolaire
  • 19 déc. 2025
  • 3 min de lecture

C'est officiel, mon hypomanie actuelle est pire que les précédentes. Cela veut dire comme dans toute hypomanie que j'ai de nouveaux traitements et que je dois me limiter aux activités calmes. Mais cette fois, même les activités calmes efficaces habituellement se révèlent trop stimulantes. Quand même faire des origamis est trop excitant, c’est un défi de trouver une activité apaisante. Ma psychiatre a fini par avoir l’idée des documentaires animaliers. Et je trouve utile de revenir sur mon expérience, entre reproduction des méduses et découverte des jaguars


Le calme d'un documentaire contemplatif


L'intérêt des documentaires animaliers résident dans les larges plans où l'on voit une nature luxuriante, les déplacements lents des caméras pour saisir les mouvements des animaux et la voix off toujours très calme pour expliquer les comportements animaliers sans brusquer. En cela, c'est plutôt l'idée parfaite pour s'obliger à un visionnage tranquille durant une hypomanie.

J'ai ainsi trouvé fascinant les plans où l'on voyait des méduses fluorescentes se déplacer ou encore les sauts gracieux du jaguar à la conquête de son territoire. C'est une manière de fixer son attention sur des images qui restent apaisantes. Autre aspect important, il n'y a pas vraiment de narration ou de suspense. La voix off se contente de décrire et d'expliquer ce qu'on voit. C'est fondamental quand on connaît la tendance dans les hypomanies à s'emballer sur des histoires à suspense.

On peut donc trouver comme avantage qu'il n'y a pas de narration, pas de suspense, peu de mouvement brusque, des plans larges, plutôt contemplatif. De quoi correspondre à un hypomaniaque qui a besoin de calme.


Un calme peut-être trop calme ?


Le grand problème de l'hypomanie c'est qu'il faut du calme alors que c'est bien la dernière chose dont j'ai envie. Le documentaire animalier a donc des côtés très apaisants mais il a aussi, et peut-être surtout, des aspects très ennuyeux. A chaque tentative, je finis par m'arrêter au bout de quelques minutes, parce que je me convainc que j'ai plus intéressant à faire que de m'intéresser aux baleines ou aux chouettes. C'est sans doute inévitable et ce n'est pas le propre des documentaires animaliers. Je suppose que n'importe quelle activité, dès lors qu'elle n'est pas assez stimulante, provoque cette réaction. Et comme il faut à tout prix limiter les, stimulations, c'est un cercle vicieux.

Je continue donc, par tranche de 5 ou 10 minutes. J'ai la chance de pouvoir varier les animaux donc cela donne une impression de nouveauté. Mais ce sentiment de trop grand apaisement demeure.


Des risques pourtant de stimulation


Malgré tout, j'ai vite constaté que certains documentaires animaliers risquaient de me surstimulier et d'alimenter mon hypomanie. J'ai donc dû sélectionné les documentaires selon certains critères que je n'aurais pas imaginé avant.


Des animaux qui activent des émotions positives

Le plus évident a été de voir dans certains documentaires que les vidéos de certains animaux activaient de l'excitation. Ce n'est pas très étonnant, en dehors de mes hypomanies j'aime beaucoup les animaux et je vais beaucoup au zoo. Donc le contexte d'un documentaire animalier, même hors hypomanie, peut provoquer une forme d'exaltation. Donc dans ce cas précis, cela voulait dire mettre de côté pour l'instant les vidéos avec des manchots ou des reptiles.


La création d'une fausse narration

C'est un peu un aspect que je soulignais au début, j'aime les documentaires où les reporters ne font pas semblant de créer une narration et où ils se contentent simplement de décrire la nature. Et c'est d'autant plus vrai lors de mes hypomanies. Je trouve que ça n'a pas de sens de faire raconter une histoire à des animaux qui font simplement leur vie. Et pendant mes hypomanies, le côté "faux suspens" m'agace ou me stresse. Et dans les deux cas, ce n'est pas nécessaire.


Les interventions hors voix off

Autant j'apprécie quand la voix off donne des détails, surtout qu'elle est souvent apaisante, autant les interventions des autres me crispent. Généralement soit je suis en désaccord, soit je les trouve inutiles. Mais donc j'évite autant que possible ces documentaires car être stressée ou agacée n'est pas bon pour mon hypomanie.


Ainsi, malgré quelques points potentiellement problématiques, les documentaires animaliers ont l'avantage d'être apaisant pendant mes hypomanies. Je n'ai plus qu'à trouvé le moyen de me convaincre de m'y tenir.

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