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Respecter mes limites (même) pendant les fêtes

  • Rédactrice d'autiste et bipolaire
  • 25 déc. 2025
  • 2 min de lecture

J'ai la chance de faire partie de ceux pour qui les fêtes de fin d'année sont synonymes de repas de fêtes et de moments agréables en famille. Je sais que ce n'est pas le cas pour beaucoup, en particulier chez ceux qui ont des troubles psy. Pourtant même avec une famille bienveillante et un réveillon festif, je voulais revenir sur la pression bien réelle qu'on néglige trop souvent. Ces petites phrases : "tu peux faire un effort pour Noël", "c'est pas grand chose une fois dans l'année", "tu vas pas encore nous parler de tes problèmes", etc. Et bien précisément j'ai envie de parler de comment je respecte et fais respecter mes limites, mes troubles, pour prouver qu'on peut aller contre cette pression.


Une question d'espace à soi


La première notion qui était importante était que les invités, même s'ils étaient de ma famille, ne devaient pas avoir accès à ma chambre et ce que je considère comme mon espace vital. Globalement, il fallait qu'à tout moment je puisse m'isoler dans mon espace. Et ce, même si c'était plus contraignant pour faire dormir ma cousine ou autre. J'ai appris à considérer que c'était une source de stress intense d'avoir des gens dans mon espace vital et pour les fêtes de fin d'année j'ai osé dire que c'était trop.


Des moments de pause


Cela va avec le fait de garder un lieu à soi mais à chaque repas de fête, chez moi ou non, j'ai fait en sorte d'avoir accès à un lieu de repos. Cela fait plusieurs années que j'en ressens le besoin. Je fais ainsi des pauses pendant le repas et cela m'évite de repartir plus tôt. En règle générale, c'était l'autisme qui me poussait à ces pauses. Mais cette année, ma psychiatre m'y avait d'autant plus encouragée pour calmer l'hypomanie. Mais donc c'est acté que je puisse aller faire une sieste entre le fromage et le dessert.


Une alternative à l'alcool


C'est surtout vrai du côté de ma mère mais de plus en plus pour mon père aussi. Depuis que je prends des traitements, je ne bois plus du tout d'alcool. Et j'ai trouvé assez touchant que ma grand-mère se mette en tête année après année de trouver une alternative satisfaisante. Kombucha, jus divers, champagne sans alcool... chaque année elle tient àce que j'ai une boisson festive. Et c'est important pour moi de sentir une certaine considération pour la question et ne pas pas être réduite au jus d'orange des enfants. Ca a été pour moi une manière de montrer que j'avais droit à une boisson de fête malgré tout.


Ce n'est pas grand chose mais ces trois aspects me permettent de passer des fêtes dans de bonnes conditions. Et de sentir que mes troubles sont pris en considération.

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